SOLIDAIRES FINANCES PUBLIQUES

Fin d'un GT commencé il y a presque un an... Enfin !

Pour autant, la direction générale propose des documents, mais refuse le débat, en restant systématiquement sur ses positions initiales, refusant tout bémol dans le bienfondé de chacune de ses décisions... Dialogue social, vraiment ?

 

Déclaration Liminaire

 

A l’heure ou nous vivons un mouvement social d’ampleur, la réponse du gouvernement se limite à la répression et à l’austérité affirmée du projet de loi de Finances 2027. C’est l’illustration parfaite d’un profond mépris.

Au regard des enjeux actuels, remettre en cause le financement des services publics représente une faute majeure et nourrit l’inquiétude sociale.

Une fois encore, la DGFiP payerait un lourd tribu à cette recherche d’économies sans fin, générant de nouvelles suppressions d’emplois.

Car ce sont bien des emplois et des moyens dont les services ont besoin pour assurer correctement leurs missions.

L’exemple de la fragilité informatique de la DGFiP en est une illustration incontestable.

D’ailleurs, 8 mois après la panne Hélios, 4 mois après le Retex, où en êtes-vous ? L’absence d’évocation, à ce GT SPL, de ce Retour d’expérience nous questionne fortement.

Même si ses conclusions coïncident étrangement avec ce que nous avions soulevé au groupe de travail du 19 février, ce GT nous semble un lieu opportun pour évoquer ce sujet.

Tant qu’à évoquer les manques de ce GT, nous constatons encore une fois l’absence totale de l’impact des mesures métier sur les conditions de travail des agentes et des agents et les conséquences sur leur santé. Leur santé mentale n’est-elle pas, d’ailleurs, une grande cause de la DGFiP ? Ou insinuez-vous que le travail n’influe en rien sur la santé ?

Pour Solidaires Finances Publiques, cette influence s’avère incontestable. La recette consistant à détériorer ou abandonner des missions, à systématiquement automatiser, à piloter aux statistiques, à nier l’utilité même, voire la raison d’être de notre mission de service public, génère une perte de sens au travail pour les agentes et agents. Il en résulte une souffrance tout aussi incontestable.

Nous nous opposons fortement à cette vision étriquée qui conduit à la disparition de notre mission. Doit-on encore rappeler ici la séparation ordonnateur/comptable, que vous semblez nier tout au long de vos fiches (démarches partenariales/SFACT, etc...).

A l’aube du NRP2, ou NRP1 bis ou NRP1 suite, ou quelle que soit la façon dont on le nomme, vous aviez la possibilité de corriger les errements du nouveau réseau de proximité.

Or vous « corrigez » en vous appliquant à détruire un peu plus la mission, jusqu’à l’abandonner ?

Il est incontestable que des SGC, déjà trop grands, sont sur le point de devenir encore plus grands et qu’aux territoires éloignés, abandonnés, s’ajoutent d’autres territoires, encore plus éloignés, encore plus abandonnés.

Solidaires Finances Publiques s’oppose à cette vision low-cost du service public et revendique une mission SPL de qualité, au plus près des usagers et usagères.

Nous interviendrons plus précisément sur les différents points de l’ordre du jour lors des débats.